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Rapport sur les équipes nationales : le renouveau anglais

En Europe, seuls les Pays-Bas ont aligné d’aussi jeunes joueurs que l’Angleterre. Pour les Néerlandais, le choix de la jeunesse n’a pas été payant dans la mesure où ils n’ont pas été capables de se qualifier pour l’Euro 2016. Dans le cas des Anglais, par contre, les résultats ont été probants. La jeunesse des joueurs à disposition de Roy Hodgson témoigne d’un renouveau qui laisse présager un avenir prometteur.

L’analyse de la taille des joueurs révèle des grandes différences entre pays. Les Serbes ont en moyenne aligné les plus grands joueurs : 185.6 cm. Il s’agit d’une valeur de 10 cm supérieure à celle mesurée pour les Chiliens. Dans le cas des Serbes, la prestance physique n’a pas été suffisante pour se qualifier pour l’Euro 2016. La petite taille n’a par contre pas empêché les Chiliens de gagner la Copa América.

Le Rapport analyse également les clubs d’emploi des joueurs utilisés. Presque une minute sur deux a été disputée par des footballeurs évoluant pour des équipes du big-5 au moment des rencontres. Ce résultat montre le haut niveau de concentration des talents et des richesses dans le football mondial. Au total, 68,9% des minutes ont été jouées par des footballeurs évoluant dans des clubs extérieurs au pays représenté. L’Angleterre a été la seule sélection n’ayant pas aligné des joueurs sous contrat avec des clubs étrangers.

Le dernier chapitre du Rapport est consacré aux joueurs nés en dehors du pays représenté. Ces footballeurs représentent 11,3% des effectifs. Deux sélections dépendent largement du rapatriement de membres de la diaspora : l’Algérie et l’Albanie. En 2015, l’Algérie a utilisé 21 joueurs nés en France, tandis que l’Albanie a aligné 17 footballeurs nés à l’étranger. Dans le contexte de la mondialisation, la déconnexion entre pays de naissance et pays représenté va probablement s’accentuer.

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Pourcentage d’internationaux : Real Madrid et la Premier League en tête

Au cours de cette saison, les joueurs alignés par une équipe nationale A en 2015 ont disputé 90% des minutes de championnat à Real Madrid. Ce résultat donne à voir la richesse de l’effectif à disposition du nouvel entraîneur des Merengues Zinédine Zidane. La part du temps de jeu des internationaux actifs est supérieure à 80% dans cinq autres clubs européens : quatre anglais (Chelsea, Manchester City, Manchester United et Tottenham), ainsi que la Juventus.

En France, le pourcentage de minutes jouées par des footballeurs ayant représenté une équipe nationale A en 2015 est supérieure à 50% dans deux clubs seulement : Paris St-Germain (67%) et Monaco (56%). Il s’agit du nombre le plus faible parmi les cinq grands championnats européens. Les internationaux actifs sont deux fois plus présents en Premier League (58% des minutes en moyenne) qu’en Ligue 1 (29%). Cependant, la valeur minimale a été enregistrée pour la Liga espagnole (24%).

Demain, l’Observatoire du football publiera le premier Rapport Mensuel de l’année 2016. L’étude portera sur le profil des joueurs utilisés par les meilleures sélections nationales au cours de l’année qui vient de se terminer.

Analyse exclusive des valeurs de transfert : Neymar s’approche de Messi

L’évaluation se base sur un modèle économétrique développé par l’équipe de recherche de l’Observatoire du football à partir de l’analyse de plus de 1’500 transferts payants intervenus depuis 2010. Les critères pris en compte renvoient aux performances et caractéristiques des joueurs (âge, poste, durée restante de contrat, etc.), ainsi qu’au niveau de compétition et aux résultats de leur club d’appartenance et de l’équipe nationale éventuellement représentée.

La sixième édition du Rapport Mensuel présente plus de détails sur les indicateurs inclus dans l’algorithme. De plus, un calculateur de la valeur de transfert est disponible en ligne depuis le site de l’Observatoire du football. Il est basé sur un algorithme simplifié incluant uniquement les variables accessibles au grand public. Bien que moins précis que le modèle statistique utilisé pour ces estimations, sa valeur prédictive demeure élevée.

La valeur estimée de Lionel Messi, 251 millions €, se situe 17 € en dessous de celle du mois de juin passé. Ceci est principalement dû au fait que le prodige argentin va fêter 29 ans en juin prochain et est désormais entré dans la phase finale de sa carrière. Malgré des niveaux de performance défiant toute concurrence et l’inflation des coûts de transfert, sa valeur a probablement déjà atteint son pic.

Contrairement à la valeur de Messi, celle de Neymar a fortement augmenté depuis juin 2015 : de 94 à 153 millions €. En 2015, le Brésilien de 23 ans a marqué 25 buts en 34 rencontres de Liga, ainsi que 9 buts en 12 matchs de Ligue des Champions. Une nouvelle augmentation de la valeur de Neymar dépendra de l’issue des négociations concernant son contrat à Barcelone, qui échoue en 2018.

La troisième valeur de transfert la plus élevée a été enregistrée pour Eden Hazard. Comme pour Messi, la valeur de la vedette belge a diminué depuis juin 2015 : de 142 à 130 millions €. Ceci est principalement dû aux difficultés rencontrées par Chelsea lors de la première partie de la saison. Hazard lui-même n’a pas joué à son meilleur niveau. Cependant, il reste une valeur sûre du football mondial.

A la quatrième place il y a Cristiano Ronaldo. La valeur de transfert du Portugais a aussi légèrement diminué depuis juin passé : de 119 à "seulement" 114 millions €. Ceci est surtout lié au facteur de l’âge : l’attaquant du Real Madrid va fêter ses 31 ans en février. Avec Santi Cazorla, Ronaldo est le seul joueur de 30 ans ou plus dans les 100 premières positions du classement, ce qui reflète l’exceptionnalité de son talent et de ses performances.

Le cinquième joueur avec la plus haute valeur de transfert est Harry Kane : 91 millions € : + 35 millions par rapport à juin dernier. Lors des premiers mois de cette saison, l’attaquant anglais a confirmé ses dispositions hors norme. De plus, les bons résultats de Tottenham ont contribué à accroître sa valeur. Avec des performances individuelles similaires et une qualification pour la Ligue des Champions, la valeur de Kane va probablement dépasser le mur des 100 millions € en fin de saison.

De la sixième à la dixième place, on trouve d’autres grands talents offensifs : Raheem Sterling, Antoine Griezmann, Luis Suárez, Sergio Agüero et Alexis Sánchez. Les valeurs de transfert d’Anthony Martial, Paul Pogba, Kevin de Bruyne, Philippe Coutinho et Thomas Müller se situent aussi en dessus des 70 millions €, tandis que celles de Robert Lewandowski, Gareth Bale et Romelu Lukaku sont juste en dessous.

La liste des top 100 est disponible gratuitement sur le site de l’Observatoire du football. Les données pour les 30 joueurs de moins de 20 ans les plus chers sont disponibles sur demande à football.observatory@cies.ch.

Meilleurs joueurs en 2015 : le verdict de l’Observatoire du football

Les classements de performance de l’Observatoire du football sont construits sur une base exclusivement statistique à partir des données fournies par OptaPro. Ils prennent en compte les performances techniques des joueurs dans six domaines de jeu, tous décisifs pour le succès. Pour plus d’explications, il est possible de se référer à la cinquième édition de notre Rapport Mensuel. D’ans une perspective plus générale, le septième Rapport présente l’approche de l’Observatoire du football pour le succès durable.

Notre analyse distingue entre six positions pour les joueurs de champ : défenseurs centraux, défenseurs latéraux, milieux centraux à vocation défensive, milieux centraux à vocation offensive, milieux offensifs et attaquants. Seuls les joueurs ayant disputé au moins 2’250 minutes dans le big-5 en 2015 sont inclus dans les classements. Cette limite équivaut à 25 matchs pleins.

Sur la base de notre approche, le onze idéal de l’Observatoire du football (4-2-3-1) se compose comme suit : Neuer ; D. Alves, T. Silva, Chiellini, Monreal ; Gündogan, Cazorla ; Özil, de Bruyne, Hazard ; Messi. Le onze idéal de joueurs de moins de 23 ans, nés après le 1er janvier 1993, a la composition suivante : Karius ; Bellerín, Umiti, Varane, Wendell ; Tolisso, Pogba ; B. Silva, Barkley, F. Anderson ; Dybala.

De nombreux joueurs très performants ne figurent pas dans le classement à cause de leur temps de jeu insuffisant : Z. Ibrahimovi ?, M. Salah et S. Agüero parmi les attaquants ; D. Silva, J. Navas et D. Perotti parmi les milieux offensifs ; M. Verratti, Y. Touré et A. Ramsey parmi les milieux centraux ; L. Kurzawa, A. Kolarov et J. Alba parmi les défenseurs latéraux ; ainsi que D. Luiz, J. Boateng et D. Alaba parmi les défenseurs centraux.

Pour plus de renseignements, merci de nous contacter à football.observatory@cies.ch.

Matchs internationaux : PSG parmi les clubs les plus sollicités

Real Madrid est le club avec le plus de joueurs ayant disputé des rencontres internationales en cours d’année : 19 pour un total de 86 matchs. L’équipe de Rafael Benitez précède Manchester United (18 joueurs), Chelsea, Tottenham et Juventus (tous les trois à 17).

Le deuxième club de Ligue 1 le plus sollicité par des équipes nationales en 2015 a été Bordeaux : 9 joueurs actuellement dans l’effectif, pour un total de 43 rencontres internationales. L’équipe girondine n’est cependant classée que 44ème à l’échelle des cinq grands championnats européens. Les équipes anglaises sont par contre sur-représentées aux premières places du classement.

Au total, 14 joueurs de Paris St-Germain ont disputé des matchs pour des sélections A en 2015. Ils ont représenté huit équipes nationales.

Liste des joueurs

  • Ángel Di María : 13 matchs pour l’Argentine
  • Serge Aurier : 11 matchs pour la Côte d’Ivoire
  • Ezequiel Lavezzi : 11 matchs pour l’Argentine
  • Javier Pastore : 11 matchs pour l’Argentine
  • Zlatan Ibrahimovi ? : 10 matchs pour la Suède
  • Blaise Matuidi : 9 matchs pour la France
  • Edison Cavani : 7 matchs pour l’Uruguay
  • David Luiz : 7 matchs pour le Brésil
  • Thiago Silva : 6 matchs pour le Brésil
  • Gregory van der Weil : 5 matchs pour les Pays-Bas
  • Marquinhos Aoas : 5 matchs pour le Brésil
  • Marco Verratti : 5 matchs pour l’Italie
  • Salvatore Sirigu : 4 matchs pour l’Italie
  • Lucas Moura : 2 matchs pour le Brésil

Vaut mieux être nés en janvier pour faire carrière dans le football

A l’heure actuelle, dans toute l’Europe, les joueurs cumulant les handicaps d’une naissance à la fin de l’année et d’un développement physique tardif n’ont que peu de chances d’accomplir une carrière de haut niveau. Les auteurs préconisent que « les organisations en charge du développement des joueurs et du jeu prennent la question de l’effet de l’âge relatif plus au sérieux ».

La réduction des biais de sélection liés à la date de naissance et au niveau de développement physique permettrait de renforcer la méritocratie dans le football. A plus long terme, ceci aurait également un effet bénéfique sur le niveau du spectacle que les équipes sont à même de proposer, ainsi que sur l’équilibre général des compétitions.

Les joueurs anglais sont les seuls nés en moyenne après le 1er juillet, jour de naissance moyen d’un citoyen lambda. Cette spécificité s’explique du fait que parmi les 31 pays analysés, l’Angleterre est le seul où la date de référence pour déterminer une classe d’âge au niveau junior est le 1er septembre et non pas le 1er janvier. C’est pourquoi, en Angleterre, le mois de naissance le moins représentés n’est pas décembre, mais août.

Le numéro 128 de la Lettre du Big-5 présente les données sur le jour moyen de naissance des joueurs des 98 clubs des cinq grands championnats. Dans 23 équipes seulement, cette date est postérieure au 1er juillet. Les valeurs extrêmes sont le 20 avril pour Fiorentina et le 11 août pour Southampton.

PSG parmi les 4 clubs alignant les joueurs les plus chers

Du point de vue des investissements en matière de transferts, l’analyse montre que quatre clubs se détachent du reste : Real Madrid, Paris St-Germain, Manchester City et Manchester United. Le coût moyen de transfert par joueur sur le terrain dépasse les 20 millions € dans deux autres clubs seulement : Chelsea (21,9 millions €) et Barcelone (21,3 millions €).

En moyenne, Bayern Munich (15,4 millions €) et Juventus (14,4 millions €) ont dépensé deux fois moins d’argent en indemnités de transfert par joueur aligné que les quatre clubs les plus actifs. Ce rapport en Angleterre est de 1 à 10 pour Leicester City par rapport aux clubs de Manchester. Ce résultat illustre l’ampleur de l’exploit réussi jusqu’à présent par l’équipe de Claudio Ranieri.

Les données pour tous les clubs sont disponibles ici.

Développement des joueurs du big-5 : Real Madrid Castilla en tête du classement

Au total, les 2’165 joueurs utilisés en cours de saison par les équipes du big-5 ont évolué au sein de 1’276 clubs depuis le début de leur carrière au niveau adulte jusqu’au 23ème anniversaire. En tête du classement des équipes ayant le plus contribué au développement de ces joueurs il y a Real Madrid Castilla. Jusqu’à l’âge de 23 ans, 45 joueurs sous contrat avec des équipes du big-5 ont évolué dans l’équipe actuellement entraînée par Zinédine Zidane. Parmi eux, on trouve notamment Juan Mata (Manchester United), Alvaro Negredo (Valencia) et Roberto Soldado (Villarreal).

Par souci de comparabilité, l’indice de développement de joueurs ne se base que sur les rencontres de championnat. Un match disputé avant l’âge de 21 ans compte deux fois plus qu’une rencontre jouée entre 21 et 23 ans. De plus, les valeurs sont pondérées selon le taux d’emploi des joueurs afin de donner plus de poids aux équipes ayant contribué au développement des footballeurs les plus utilisés.

L’Olympique Lyonnais est l’équipe ayant le plus contribué au développement des joueurs de Ligue 1 actuels devant Monaco, Toulouse et Stade Rennais. L’équipe B du club présidé par Jean-Michel Aulas est aussi très bien classée : 5ème.

Les clubs ayant le plus contribué au développement des joueurs actifs dans les autres grands championnats sont Southampton pour les footballeurs de Premier League, Bayer Leverkusen pour la Bundesliga, Barcelone B pour la Liga et Empoli pour les joueurs de Serie A. Le numéro 126 de La Lettre du Big-5 présente les données pour les 40 clubs les mieux classés par championnat.

L’indice de développement des joueurs pourrait se révéler utile aux ligues, aux associations nationales et aux instances internationales du football dans le cadre de la mise en place de systèmes de péréquation financière et/ou de mécanismes de récompense permettant aux clubs contribuant le plus au développement des joueurs de voir leur rôle mieux reconnu. Ceci inciterait plus d’équipes à promouvoir la formation et l’emploi de jeunes talents, ce qui aurait un effet positif sur le développement du football dans son ensemble.

Pour plus de renseignements, merci de nous contacter à football.observatory@cies.ch

Atlas digital de l’Observatoire : les plus et les moins

L’Atlas digital de l’Observatoire du football présente les classements des ligues et des clubs pour huit indicateurs :

  • Âge moyen : la Turquie accueille la ligue la plus âgée (27,3 ans), tandis que la plus jeune se situe en Croatie (23,9 ans). A l’échelle des clubs, Chievo se compose des joueurs les plus âgés (30,6 ans). Hajduk Split et Senica ont les plus jeunes effectifs (22,1 ans).
  • Taille moyenne : les ligues de première division réunissant les plus grands joueurs se trouvent en Allemagne et en Croatie (183,3 cm). Israël accueille par contre les joueurs les plus petits (180,1 cm). Il y a 9 cm de différence entre le plus grand et le plus petit club : Wolfsbourg (187,0 cm) et Ludogorets Razgrad (178,0 cm).
  • Permanence moyenne : en Angleterre, les clubs ont les effectifs les plus stables. Les joueurs de Premier League sont en moyenne présents dans la première équipe de leur club d’appartenance depuis 2,82 ans. A l’opposé, la permanence moyenne la plus faible a été enregistrée en Serbie (1,71 ans). Le club le plus stable est CSKA Moscou (5,7 ans), tandis que le moins stable est Chornomorets Odessa (1,2 ans).
  • Nouvelles recrues : les clubs en Roumanie ont engagé le plus grand nombre de joueurs depuis le début de l’année : 14 par équipe en moyenne. En Suède, par contre, les clubs n’ont recruté en moyenne que 7,4 joueurs. Au niveau des équipes, le nombre record de transferts a été mesuré à Bologne (23 joueurs). Deux clubs n’ont engagé qu’un seul nouveau joueur : Karpaty Lviv et Metalurg Zaporizhya.
  • Jeunes débutants : en moyenne, les clubs européens de première division ont lancé 1,04 joueurs sans expérience professionnelle préalable : de 2,29 en Ukraine à 0,13 en Grèce. Metalurg Zaporizhya détient le record de jeunes débutants (11 joueurs). Cependant, cette équipe est actuellement à la dernière place de la Premier League ukrainienne.
  • Formés au club : la première division de Biélorussie réunit le plus fort pourcentage de joueurs formés au club (34,0%). A l’opposé, en Turquie, les joueurs ayant évolué pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans leur club d’emploi ne représentent que 8,3% des effectifs. Le niveau record à l’échelle des clubs a été observé à Gomel (91,7%). La neuvième édition du Rapport Mensuel de l’Observatoire du football propose une analyse comparative de la formation en Europe.
  • Expatriés : le niveau record d’expatriés a été mesuré à Chypre (66,4%). Les joueurs ayant grandi en dehors du pays de leur club d’appartenance ne représentent par contre que 15,7% des effectifs en Serbie. Au niveau des clubs, le pourcentage record d’expatriés a été mesuré dans le club slovène de Zavr ? (88.0%). Seulement trois équipes sur 460 n’ont pas d’expatriés : HIFK Helsinki, FK Gomel et FK P ?íbram.
  • Internationaux actifs : la Premier League anglaise réunit la plus forte proportion de joueurs ayant représenté une équipe nationale A depuis le début de l’année (41,4%). Ce pourcentage n’est que de 2,0% en Slovénie. Manchester United est l’équipe où la part d’internationaux actifs est la plus importante (72,0%).

Nouvelle étude de l’Observatoire : crise dans la formation de footballeurs en Europe

Les joueurs formés au club sont définis comme les footballeurs ayant évolué pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans leur club d’emploi. Il s’agit de la même définition utilisée par l’UEFA. La part des joueurs formés localement a constamment diminué depuis le premier recensement effectué en 2009 : de 23,1% à 19,7%. En 2014, les joueurs formés au club représentaient encore plus d’un cinquième des effectifs (21,0%).

Ce résultat reflète la réticence grandissante des clubs de première division européens à donner leur chance à des joueurs issus de leur centre de formation. Par conséquent, il n’est pas étonnant de constater que l’âge moyen des joueurs des 31 ligues analysées a atteint un nouveau pic : 26 ans. La diminution des joueurs formés localement dans les effectifs traduit également la plus forte mobilité à laquelle les footballeurs sont confrontés dès le début de leur carrière.

Le neuvième Rapport Mensuel de l’Observatoire du football présente aussi les classements des clubs ayant formé le plus de joueurs actifs dans les championnats étudiés. En tête de classement se trouve Partizan Belgrade, qui a formé 78 joueurs présents dans l’échantillon. L’équipe serbe devance le leader de 2014 : Ajax Amsterdam (75 joueurs). Le meilleur club français est l’Olympique Lyonnais (16ème).

Comme l’indique le numéro 125 de la Lettre du Big-5, Barcelone est en tête du classement des clubs formateurs de joueurs actifs dans les cinq grandes ligues européennes. L’équipe catalane a formé 44 footballeurs sous contrat avec des clubs du big-5, neuf de plus que l’Olympique Lyonnais (2ème). Aux dix premières places se classent également Rennes (5ème), Bordeaux (7ème), PSG (8ème) et Toulouse (9ème).

L’Observatoire du football du CIES a aussi le plaisir de dévoiler la version actualisée de l’Atlas digital sur la démographie des footballeurs en Europe. Cet outil unique en son genre présente un vaste choix d’indicateurs permettant de saisir les dernières tendances du marché de travail européen des footballeurs. Les prochains Rapports Mensuels développeront les principaux résultats en lien avec les thématiques de l’emploi de jeunes joueurs, de la stabilité des équipes et de la présence de footballeurs expatriés.

Les médias peuvent contacter les auteurs du Rapport – Drs. Raffaele Poli, Loïc Ravenel et Roger Besson – à l’adresse football.observatory@cies.ch. L’équipe académique de l’Observatoire du football tient aussi à remercier ses fidèles lecteurs pour leur intérêt grandissant. Vos retours positifs nous encouragent beaucoup dans notre mission au service du football.

L’Observatoire du football révèle les meilleurs joueurs de la saison

La première place d’Otamendi parmi les défenseurs centraux est en grande partie liée à son niveau de performance exceptionnel dans le domaine de la rigueur (voir explication ci-dessous). Parmi les défenseurs latéraux, Aurier a été en dessus du lot surtout dans le domaine de la récupération. Cazorla devance tout autre milieu défensif grâce à ses statistiques en distribution. Parmi les milieux offensifs, Özil n’a pas de rivaux en termes de mise en danger. Enfin, la finition est la principale force de Lewandowski par rapport aux autres attaquants.

Les classements sont établis sur la base d’une méthodologie exclusive développée par l’équipe académique de l’Observatoire du football. Les indicateurs-clé de performance pris en compte mesurent la productivité des joueurs dans six domaines de jeu complémentaires. Le score final est la somme des valeurs mesurées pour chaque domaine, pondérées selon l’importance de ce dernier pour un poste donné.

Une présentation détaillée de l’approche de l’Observatoire du football pour l’analyse technique des performances est disponible dans la cinquième édition de notre Rapport Mensuel.

Domaines-clé de jeu de l’Observatoire du football

  • Rigueur : capacité à minimiser les chances des adversaires par une forte présence dans les duels.
  • Récupération : capacité à minimiser les chances des adversaires par un bon travail d’interception.
  • Distribution : capacité à garder l’emprise sur le jeu par une bonne circulation du ballon.
  • Percussion : capacité à créer des situations dangereuses en affrontant efficacement les adversaires.
  • Mise en danger : capacité à mettre les co-équipiers en position de tir favorable.
  • Finition : capacité des joueurs à concrétiser les occasions de but par des choix de tir judicieux.

Nice équipe la plus jeune du big-5

La seule autre équipe de Ligue 1 ayant évolué avec des joueurs de moins de 25 ans en moyenne est l’Olympique de Marseille (24,9 ans). A l’opposé, les clubs corses ont jusqu’ici aligné les joueurs le plus âgés : 28,6 ans en moyenne pour Bastia et GFCO Ajaccio. La moyenne d’âge à Caen et à Guingamp dépasse aussi les 28 ans.

Dans les autres championnats, la palme de la jeunesse va à Tottenham (24,7 ans), Valencia (24,5 ans), Bayer Leverkusen (24,5) et Empoli (25,5). Par contre, les équipes ayant évolué avec les joueurs les plus expérimentés sont West Bromwich (29,2 ans), Rayo Vallecano (29,0), Darmstadt (28,1) et Chievo (30,7).

Les Français premier contingent expatrié dans le big-5

Le contingent le plus fourni de footballeurs français se trouve en Angleterre. Depuis le début de la saison, 40 joueurs originaires de France ont foulé les pelouses de Premier League. Les Français sont bien représentés aussi en Italie (28 joueurs), en Espagne (27 joueurs) et, dans une moindre mesure, en Allemagne (11 joueurs, dont Kingsley Coman qui a aussi joué en Serie A).

L’analyse des origines les plus représentées à l’étranger à l’échelle mondiale est disponible dans la huitième édition du Rapport Mensuel de l’Observatoire du football. Pour plus de renseignements, merci de nous contacter à l’adresse football.observatory@cies.ch

Nouvelle étude : nations exportatrices dans le football mondial

Le Brésil est l’origine la plus représentée parmi les étrangers tant en Europe (1’137 joueurs) qu’en Asie (437 joueurs). Par contre, le principal pays d’exportation de footballeurs en Amérique latine est l’Argentine (511 joueurs contre seulement 124 Brésiliens).

A l’échelle mondiale, les trois pays avec le plus de joueurs dans des clubs professionnels et semi-professionnels étrangers sont le Brésil (1’784 joueurs), l’Argentine (929 joueurs) et la France (758 joueurs). A elles seules, ces trois origines représentent presque 20% des étrangers présents à l’échelle globale.

Aucun pays sud-américain ne figure parmi les cinq accueillant le plus de Brésiliens. Par contre, trois des cinq principales destinations des Argentins se situent en Amérique du Sud. De même, les pays où les Français s’expatrient le plus sont géographiquement proches à la France.

Le dernier chapitre analyse quatre ligues états-uniennes, où le football connaît un développement considérable. Le Rapport montre la forte diversification du recrutement international des clubs américains. Les auteurs prédisent en outre que les équipes américaines seront des concurrentes de plus en plus aguerries des clubs européens, asiatiques et sud-américains dans la course aux talents.

Pour plus d’informations ou pour contacter les auteurs de l’étude, merci d’écrire à football.observatory@cies.ch

Money League : Marseille et Chelsea plus grosses déceptions de la saison

Marseille et Chelsea sont actuellement classés à la seizième place alors qu’ils disposent du troisième effectif le plus cher dans leur ligue respective. Dans les autres ligues, les écarts les plus négatifs ont été mesurés pour Real Sociedad (-11 postes), Juventus (-11) et Stuttgart (-8).

A l’opposé, Angers est le club du big-5 ayant jusqu’ici le plus sur-performé par rapport aux sommes investies en indemnités de transfert : +17 postes. Dans les autres championnats, les révélations de la saison sont Leicester (+12 postes), Ingolstadt (+11), Eibar (+10) et Chievo (+8).

Meilleurs joueurs depuis le début de la saison

En tête des classements absolus en Ligue 1 on trouve Thiago Silva (Paris St-Germain) parmi les défenseurs centraux, Serge Aurier (Paris St-Germain) parmi les défenseurs latéraux, Lassana Diarra (Olympique de Marseille) parmi les milieux défensifs, Wahbi Khazri (Bordeaux) parmi les milieux offensifs et Michy Batshuayi (Olympique de Marseille) parmi les attaquants.

Cette analyse a été menée sur la base des données de jeu fournies par OptaPro. Elle prend en compte la performance dans six domaines de jeu complémentaires : rigueur, récupération, distribution, percussion, mise en danger et finition. Une présentation détaillée de l’approche développée par l’équipe de recherche de l’Observatoire du football est disponible dans le Rapport Mensuel numéro 5.

Selon cette approche, les meilleurs joueurs de moins de 21 ans de Ligue 1 depuis le début de la saison ont été Olivier Boscagli (OGC Nice) parmi les défenseurs centraux, Benjamin Mendy (Olympique de Marseille) parmi les défenseurs latéraux, Vincent Koziello (OGC Nice) parmi les milieux défensifs, Bernardo Silva (Monaco) parmi les milieux offensifs et Corentin Jean (Troyes) parmi les attaquants.

Les classements des 15 meilleurs joueurs par ligue et par poste sont actualisés chaque semaine sur le site de l’Observatoire du football du CIES. Pour plus de renseignements, merci de nous contacter à football.observatory@cies.ch.

Cartographier l’argent des transferts : qui sont les bénéficiaires ?

Les clubs actuellement en lice en Ligue des champions sont sur-représentés aux premiers rangs du classement des équipes ayant généré le plus d’argent en transférant des joueurs. Parmi les 15 clubs les mieux classés, seuls Monaco, Liverpool et Aston Villa ne se sont pas qualifiés pour la phase de groupe. Ce résultat montre l’importance cruciale d’obtenir des bons résultats pour valoriser au mieux les joueurs dans l’effectif.

Cependant, la majorité des clubs ayant encaissé le plus d’argent sur le marché des transferts font aussi partie des équipes ayant le plus investi pour recruter des nouveaux joueurs (voir Lettre du Big-5 numéro 118). Par conséquent, parmi les clubs avec le solde lié aux transferts le plus positif, seuls Wolfsbourg et Séville participent à la phase de groupe de la Ligue des champions.

Parmi les 15 équipes dont le solde entre recettes et dépenses liées aux transferts est le plus négatif, nous trouvons tant des équipes très aisées (Manchester City, PSG, Manchester United, Real Madrid, etc.) que des clubs moins riches ayant investi beaucoup d’argent pour renforcer l’effectif dans l’espoir d’améliorer leurs résultats, comme Milan, Newcastle United, West Bromwich Albion, Bologna, Sunderland et Crystal Palace.

Nouveau record : plus de 3 milliards € investis en transferts

En moyenne, pendant les trois mercatos d’été (2013-2015), les sommes investies en indemnités de transfert par les clubs du big-5 ont augmenté de 68% par rapport aux trois mercatos d’été précédents (2010-2012). La plus forte augmentation a été observée en Angleterre : 98%.

Le club le plus dépensier durant la dernière fenêtre de transferts a été Manchester City (230 millions €), suivi par une autre équipe anglaise, Manchester United (189 millions €) et le dernier finaliste de la Ligue des champions, Juventus (137 millions €).

D’une manière générale, les clubs de Premier League ont été les plus actifs. Ils ont investi un montant record de 1,35 milliards €, ce qui représente 41% des indemnités de transfert payées par l’ensemble des clubs du big-5.

Manchester City est aussi en tête du classement des clubs ayant le plus investi sur le marché des transferts depuis juillet 2010 : 784 millions €. Deux autres équipes anglaises se classent en deuxième et troisième position : Chelsea (711 millions €) et Manchester United (640 millions €). Le premier club non-anglais est Paris St-Germain : 4ème avec 615 millions €.

De Martial à Sterling : joueurs le plus sur- et sous-payés

En moyenne, les joueurs du big-5 transférés contre de l’argent lors du dernier mercato ont été payés 23% de plus que les footballeurs avec des caractéristiques similaires transférés lors des cinq années précédentes. En ajoutant ce pourcentage aux estimations de la valeur de transfert calculées à l’issue de la saison 2014/15 sur la base du modèle économétrique développé par l’Observatoire du football, nous obtenons des valeurs prenant en compte l’inflation en cours sur le marché des transferts.

La comparaison entre ces valeurs et les montants payés par les clubs permet d’évaluer dans quelle mesure les transferts effectués ont été bien négociés sur le plan financier, que ce soit par l’équipe qui a recruté le joueur ou celle qui l’a cédé. Cette analyse ne prend pas en compte les bonus liés aux performances futures des joueurs, ni l‘éventuel pourcentage négocié sur des transferts à venir. Les joueurs en prêt avec des options d’achat n’ont pas été inclus.

Cette étude indique que le joueur le plus sur-payé en valeur absolue par rapport aux montants investis dans le passé pour des joueurs aux caractéristiques similaires a été Anthony Martial par Manchester United (+27,9 millions €, bonus non-inclus), suivi par Kevin de Bruyne par Manchester City (+26,6 millions €) et Christian Benteke par Liverpool (+19,6 millions €).

A l’opposé, les joueurs les plus sous-payés ont été Raheem Sterling par Manchester City (-32,1 millions €), Mapou Yanga-Mbiwa par l’Olympique Lyonnais (-11,9 millions €) et Robin van Persie par Fenerbahçe (-11,4 millions €).

Les données complètes sont disponibles sur le site de l’Observatoire du football du CIES ou sur demande à football.observatory@cies.ch. Pour une présentation détaillée de la méthodologie utilisée pour estimer la valeur de transfert des joueurs, il est possible de se référer au Rapport Mensuel numéro 6.

Qui va gagner les championnats du big-5 ?

Au total, les équipes du big-5 ont payé un montant record d’environ 9,3 milliards d’euros pour recruter les joueurs faisant actuellement partie de leur effectif. Les écarts entre clubs sont énormes : de 587 millions pour Real Madrid à moins d’un million pour Carpi, Frosinone, GFCO Ajaccio, Rayo Vallecano et Sporting Gijón.

Du point de vue des investissements sur le marché des transferts, la logique voudrait que Real Madrid, Manchester City, Paris St-Germain, Bayern Munich et Juventus remportent le titre dans leur championnat respectif. A l’opposé, dans le cas français, la relégation devrait se jouer entre GFCO Ajaccio, Angers, Bastia et Troyes.

Pour une analyse détaillée du lien entre dépenses sur le marché des transferts et résultats, voir le Rapport Mensuel numéro 3.

L’Observatoire lance la nouvelle saison en dévoilant son approche pour le succès

Depuis 2005, le groupe de recherche de l’Observatoire du football au sein du Centre International d’Etude du Sport (CIES) a développé des analyses statistiques pionnières pour comprendre les logiques du succès dans le football professionnel.

Ce Rapport Mensuel illustre au travers d’exemples les bonnes pratiques dans les quatre dimensions-clé de la gestion durable d’un effectif : alchimie du groupe, structure démographique, analyse de la performance et politique de transferts.

Clubs professionnels, centres de formation et ligues font régulièrement appel aux services de l’Observatoire du football pour accroître leur compétitivité. Le travail de recherche innovant mené au sein de l’Observatoire a aussi une vocation éducative dans la mesure où il permet aux différentes parties prenantes du football de développer une réflexion originale sur le jeu.

De plus, l’équipe académique de l’Observatoire du football a le plaisir de dévoiler les premiers classements des joueurs les plus performants dans les cinq grandes ligues européennes. La liste des 15 meilleurs joueurs par ligue et par poste sera actualisée à un rythme hebdomadaire tout au long de la saison.

Pour en savoir plus sur la méthodologie utilisée, voir le Rapport Mensuel numéro 5.

Niveau record d’expatriés dans les meilleurs clubs

Pendant la dernière saison, le pourcentage de minutes disputées par les joueurs formés au club a atteint un nouveau record négatif : 14,3%. La Ligue 1 est le championnat du big-5 où les footballeurs ayant évolué pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans leur club d’emploi ont le plus joué : 19,3%. A l’opposé, en Premier League, le pourcentage de minutes disputées par les joueurs formés localement n’a jamais été aussi faible : 10,2%.

Si le pourcentage de minutes jouées par les expatriés est resté stable autour de 46%, cette catégorie de joueurs monopolise de plus en plus le temps de jeu dans les meilleures équipes. Les joueurs importés de l’étranger ont en effet disputé 59,6% des minutes dans les cinq clubs les mieux classés par ligue. Un pourcentage record d’expatriés parmi les cinq meilleurs clubs a été mesuré en Angleterre (77,1%), en Espagne (57,1%) et en Allemagne (53,1%). Cette valeur n’a été que de 38.5% en France.

Valeur de transfert : Messi, l’homme qui vaut 280 millions

Pour la première fois, nous sommes également en mesure de présenter la liste des joueurs avec la plus forte probabilité de transfert payant. De nombreux joueurs très talentueux (et chers) figurent aux 100 premières places de ce classement, comme Raheem Sterling, Alexis Sánchez et Antoine Griezmann. Les joueurs de Ligue 1 les plus susceptibles d’être transférés contre de l’argent sont Alexandre Lacazette, Raphaël Guerreiro et Daniel Wass.

Pour plus de renseignements, nous vous invitons à consulter le numéro 115 de la Lettre du Big-5 (la dernière avant la pause estivale). Les classements complets sont présentés dans le Rapport Mensuel numéro 6. Cette publication détaille également la méthodologie développée par l’équipe de recherche de l’Observatoire du football pour estimer tant la valeur que la probabilité de transfert des joueurs de football.

Prédictions de l’Observatoire du football : le bilan

Emploi des U21 : la Ligue 1 et Monaco en tête

Monaco (34,6%) devance Lyon (31,2%) et Lens (28,8%) dans le classement par club à l’échelle du big-5. Pour plus de données, veuillez vous référer au numéro 113 de notre Lettre du Big-5.

Analyse de la performance : meilleurs clubs et joueurs de la saison

Pour plus de renseignements, merci de nous contacter à football.observatory@cies.ch.

Le pouvoir de la jeunesse : âge d’inclusion en première équipe

Meilleurs joueurs de moins de 23 ans : Layvin Kurzawa & Co

Layvin Kurzawa pointe en tête du classement des défenseurs latéraux. Deux autres Français figurent aux trois premières places pour leur poste respectif : Raphaël Varane parmi les défenseurs centraux (3ème) et Paul Pogba au niveau des milieux défensifs (2ème). Ce dernier n’est devancé que par le prodige du Paris St-Germain Marco Verratti.

De nombreux joueurs évoluant en Ligue 1 figurent aux 15 premières places des classements. Ce résultat reflète la présence de nombreux talents dans l’Hexagone, ainsi que le bon temps de jeu dont ils bénéficient. Ces deux éléments font de la Ligue 1 le championnat du big-5 le plus propice au développement de talents.

A l’opposé, les joueurs évoluant pour des clubs italiens sont sous-représentés. De plus, aucun des dix joueurs présents aux 15 premières places des classements n’est éligible pour évoluer avec la sélection italienne.

Les classements ont été élaborés à partir d’indicateurs exclusifs mesurant la performance des joueurs dans les six domaines de jeu suivants :

  • Finition : capacité à concrétiser les occasions de but par des choix de tir judicieux.
  • Mise en danger : capacité à mettre les co-équipiers en position de tir favorable.
  • Percussion : capacité à créer des situations dangereuses en affrontant efficacement les adversaires.
  • Distribution : capacité à garder l’emprise sur le jeu par une bonne circulation du ballon.
  • Récupération : capacité à minimiser les chances des adversaires par un bon travail d’interception.
  • Rigueur : capacité à minimiser les chances des adversaires par une forte présence dans les duels.

Equilibre compétitif : les meilleurs clubs renforcent leur domination

Les équipes en forme : LOSC Lille premier en France

Nouveau Rapport Mensuel : qui gagnera la Ligue des Champions ?

Développement des joueurs : le big-5 en état de dépendance

Les joueurs du moment : Messi top, Ronaldo flop

Lettre du Big-5 sur les joueurs internationaux

Nouveau Rapport Mensuel : sommes de transfert et résultats

A l’heure actuelle, les clubs du big-5 ont payé 8,6 milliards € pour recruter les joueurs présents dans l’effectif : 87,7 millions € par club en moyenne. Cette somme n’était « que » de 6,9 milliards en 2009/10 : 70,4 millions € par club.

L’inflation des dépenses en matière de transferts est particulièrement importante en Premier League. Entre 2009/120 et 2014/15, le montant des investissements consentis pour engager les joueurs de l’effectif est passé de 2,43 à 3,43 milliards € : 171 millions € par club en moyenne.

La part des dépenses des clubs de Premier League par rapport au total du big-5 est passée de 35% en 2009/10 à 40% en 2014/15. L’explosion des recettes tirées de la vente des droits de télévision pour la période 2016-2019 va sans doute encore renforcer ce processus.

Lors de la saison en cours, les cinq clubs par ligue ayant consenti le plus d’investissements pour composer leur effectif ont à eux seuls dépensé 67% des sommes de transfert payées par les 98 clubs du big-5. Ce pourcentage était de 63% en 2009/10.

La Ligue 1 est le championnat du big-5 dont les clubs dépensent le moins pour composer leurs effectifs : 1,05 milliards € au total (52,5 millions € par club). Néanmoins, cette somme n’était que de 720 millions € (36 millions € par club) en 2009/10. Cette augmentation est essentiellement liée aux énormes investissements consentis par Paris St-Germain.

A l’échelle du big-5, le montant moyen dépensé pour composer l’effectif par les équipes classées aux trois premiers rangs a fortement augmenté lors des six dernières saisons. Il est à l’heure actuelle de 278 millions €, contre 189 millions € en 2009/10 (+47%). Le numéro 103 de la Lettre du Big-5 présente également l’évolution des sommes investies poste par poste.

L’analyse des bénéficiaires des sommes investies par les clubs du big-5 montre que le pouvoir de redistribution du marché des transferts est limité. Entre 2009/10 et 2014/15, 67,4% des sommes investies par les clubs du big-5 ont été versées à d’autres équipes participant aux cinq grands championnats européens. Une valeur record a été mesurée lors des deux derniers mercatos : 70,5%.

Dans une optique d’égalité et dans le souci d’améliorer l’équilibre des compétitions, il serait donc utile de reformer le système des transferts dans le sens d’une plus grande solidarité. Pour ce faire, il faudrait que chaque club par où est passé un joueur reçoive de l’argent pour chaque transfert payant intervenant au cours de sa carrière au prorata du nombre de matchs officiels disputés pour le club.

Pour plus de précisions, nous vous invitons à lire le Rapport.

Centres de formation les plus rentables : quatre clubs français dans le top 10

Lors des six derniers « mercatos », les équipes actuelles de Ligue 1 ont encaissé 292 millions € en transférant des produits de leur centre de formation. Il s’agit d’une valeur record parmi les championnats du big-5. En bas de l’échelle on trouve la Serie A italienne (114 millions €). Ce résultat reflète la réticence des clubs de la Péninsule à faire confiance aux jeunes du centre de formation (voir ici).

A l’échelle des clubs, Southampton (90,2 millions €) devance LOSC Lille (76,0 millions €) et Real Sociedad (62,2 millions €). Parmi les 20 clubs du big-5 ayant su rentabiliser au mieux leurs centres de formation on trouve cinq autres équipes françaises : Stade Rennais (8ème avec 33,6 millions €,), Montpellier (9ème, 33,5 millions €), St-Etienne (10ème avec 32,8 millions €), Paris St-Germain (14ème, 25,2 millions €) et Toulouse (19ème, 22,2 millions €).

Griezmann sur le podium des meilleures recrues

A la tête des autres classements on trouve Dejan Lovren (Liverpool) pour la rigueur, Walter Gargano (Napoli) pour la récupération, Xabi Alonso (Bayern Munich) pour la distribution, Karim Bellarabi (Bayer Leverkusen) pour la percussion et Luis Suárez (Chelsea) pour la mise en danger.

Quatre joueurs recrutés par des clubs de Ligue 1 sont présents aux 12 premières places des classements par domaine de jeu : Yeltsin Tejeda (Evian) en récupération, Christophe Jallet (Olympique Lyonnais) en distribution, Jérémy Pied (Guingamp) en percussion et Jordan Ayew (Lorient) en mise en danger.

En plus de Griezmann, quatre autres Français font partie des meilleures recrues : Jérémy Mathieu (Barcelone) et Josuha Guilavogui (Wolfsburg) pour la récupération, Rémy Cabella (Newcastle) pour la percussion, ainsi que Cyril Théréau (Udinese) pour la finition.

Pour plus de renseignements sur l’approche de l’Observatoire du football pour du succès durable, nous vous invitons à consulter cet article.

Les 100 clubs qui forment le plus en Europe : Ajax en tête

L’Ajax Amsterdam occupe la tête du classement européen des clubs formateurs. Le club néerlandais a formé 77 joueurs sous contrat avec les 468 équipes des ligues couvertes par le recensement. Le Partizan Belgrade (74 joueurs) et le FC Barcelone (57) complètent le podium. Lyon est le club français le mieux classé : 15ème avec 40 joueurs formés, dont 33 évoluent dans des équipes du big-5 (voir ici pour le classement big-5).

Le leadership de la France en matière de formation est confirmé par le nombre record de clubs hexagonaux dans le top 100 : 15 équipes, dont deux clubs de Ligue 2 (Auxerre et Le Havre). Les deux autres pays les plus représentés, l’Espagne et les Pays-Bas, n’ont que huit représentants aux 100 premières places. A l’opposé, aucun club norvégien, cypriote, turc et roumain n’apparaît dans le classement.

Si vous êtes intéressés à une analyse plus détaillée du marché du travail européen des footballeurs, vous êtes invités à consulter notre Atlas digital en ligne. Merci de votre intérêt !

Nouveau Rapport mensuel : les vedettes de demain

A travers cette analyse, nous sommes à même de mettre en exergue non seulement des joueurs déjà bien connus tels que Luke Shaw, Raheem Sterling, Romelu Lukaku ou Thibaut Courtois, mais aussi des footballeurs qui n’évoluent pas encore dans le big-5 dont nous entendrons sans doute beaucoup parler à l’avenir. Nous pouvons par exemple citer Tonny Vilhena, Jetro Willems, Pione Sisto ou Georgi Milanov.

La notion de capital expérience renvoie aux matchs joués dans des championnats d’adultes jusqu’à l’âge de 23 ans. Nous attribuons aux matchs des valeurs différentes selon une méthode de classification exclusive prenant en compte les performances des représentants d’un pays dans les compétitions européennes, la division du club d’appartenance dans le pays d’origine et les résultats obtenus lors des rencontres disputées.

La méthode du capital expérience permet aux clubs d’optimiser leur approche en matière de transferts en réduisant considérablement les risques liés à ces opérations, tant sur le plan sportif qu’économique. Notre équipe de recherche se tient à disposition des clubs intéressés pour plus de renseignements sur les modalités pratiques d’implémentation d’un tel système de détection.

Le rapport met également en lumière le rôle crucial des ligues extérieures au big-5 dans le développement de la carrière des joueurs, y compris les plus talentueux. En effet, parmi les joueurs de 23 ans ou plus actuellement sous contrat avec des clubs du big-5, seulement 12% ont toujours évolué dans des équipes participant aux meilleurs championnats européens entre le début de la carrière professionnelle et leur 23ème anniversaire.

Le numéro 99 de notre Lettre du Big-5 présente les valeurs maximales de capital expérience mesurées pour les joueurs de moins de 20, 21, 22 et 23 ans à la fois pour les cinq grands marchés du football européen et les 26 autres ligues couvertes dans l’analyse.

Analyse exclusive de la dernière fenêtre de transferts

Des clauses de départ ou des options d’achat existaient pour les cinq joueurs les plus sur-payés. Cela a certainement aidé les clubs vendeurs à faire monter les enchères lors des négociations : Villarreal pour Gabriel Paulista, Swansea pour Wilfried Bony et Fiorentina pour Juan Cuadrado.

Les très bonnes performances de Bernardo Silva et Ryan Bertrand expliquent l’activation de l’option de transfert définitif de la part de Monaco, respectivement Southampton. Cependant, la valeur actuelle de ces deux joueurs est bien en dessous de l’indemnité versée.

Monaco et Southampton ont accepté de sur-payer compte-tenu de la marge de progression des joueurs. Ceci est aussi valable pour Arsenal en ce qui concerne le recrutement de Gabriel Paulista. Les trois joueurs ont en effet la possibilité concrète de devenir des piliers de leur équipe nationale dans un avenir proche.

Les cas de Wilfried Bony et Juan Cuadrado sont différents dans la mesure où ils ont déjà une grande expérience internationale. Leur recrutement s’explique en premier lieu pour la contribution qu’ils peuvent apporter dans la course au titre en Premier League anglaise.

Si Chelsea a été capable de céder d’autres joueurs – André Schürrle and Ryan Bertrand – à un prix plus élevé que celui estimé par notre modèle, Manchester City n’a pas pu faire de même.

Chelsea aurait probablement pu obtenir plus d’argent pour le transfert définitif de Fernando Torres. Cependant, son départ a quand même été financièrement utile en ce qu’il a permis au club londonien de s’affranchir définitivement du payement de son onéreux salaire.

La sur-représentation d’opérations entre clubs italiens parmi les transferts les plus sous-payés – Manolo Gabbiadini, Alfred Duncan, Daniele Gastaldello, Luca Antonelli et Gabriel Paletta – reflète la crise économique profonde que traverse le football professionnel dans la Péninsule.

Pour plus de renseignements, merci d’écrire à football.observatory@cies.ch

Meilleurs joueurs U23 : Kurzawa et les Français en force

A la tête des classements par domaine de jeu on trouve José Gímenez (Atlético Madrid) pour la rigueur, Layvin Kurzawa (Monaco) pour la récupération, Marco Verratti (Paris St-Germain), Alex Oxlade-Chamberlain (Arsenal) pour la percussion, Isco Alarcón (Real Madrid) pour la mise en danger et Neymar Júnior (Barcelona) pour la finition.

Outre Layvin Kurzawa, aux 12 premières places d’au moins un domaine de jeu on trouve de nombreux autres joueurs français :

  • Djibril Sidibé (LOSC Lille)
  • Rafidine Abdullah (Lorient)
  • Gilbert Imbula (Olympique de Marseille)
  • Jordan Ferri (Olympique Lyonnais)
  • Corentin Tolisso (Olympique Lyonnais)
  • Paul Pogba (Juventus)
  • Florian Thauvin (Olympique de Marseille)
  • Nabil Fekir (Olympique Lyonnais)
  • Paul-Georges Ntep (Stade Rennais)
  • Alassane Pléa (OGC Nice)

Les classements complets sont disponibles ici.

Indicateurs-clé de performance de l’Observatoire du football

  • Finition : capacité à concrétiser les occasions de but par des choix de tir judicieux
  • Mise en danger : capacité à mettre les co-équipiers en condition de marquer
  • Percussion : capacité à créer des situations dangereuses en affrontant efficacement les adversaires
  • Distribution : capacité à garder l’emprise sur le jeu par une bonne circulation du ballon
  • Récupération : capacité à minimiser les chances des adversaires par un bon travail d’interception
  • Rigueur : capacité à minimiser les chances des adversaires par une forte présence dans les duels

Lyon cinquième équipe la plus efficace d’Europe

Aux trois premières places du classement de l’efficacité dans la finition il y a trois équipes espagnoles. Real Madrid (5,4 tirs par but), Valence (5,7) et Atlético Madrid (6,0). Barcelone (6,6) est quatrième, juste devant l’Olympique Lyonnais (6,7). Par ailleurs, l’efficacité du club rhodanien s’améliore au fil de la rencontre : 8,8 tirs par but en première période contre 5,5 en deuxième mi-temps (2ème rang européen derrière Real Madrid). PSG, par contre, a besoin de moins de tirs pour marquer en première période (5,4 tirs par but, 3ème rang européen) qu’en deuxième (9,1). Simple coïncidence ?

Avec 15,2 tirs par but, Lille pointe à la dernière place du classement français. Le record négatif à l’échelle du big-5 est jusqu’ici détenu par Hambourg : un but tous les 22,9 tirs ! Ces valeurs ont été calculées à partir des données fournies par notre partenaire Opta Pro. Elles sont accessibles gratuitement ici.

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